Vaccin de l’hépatite B

 

LES POINTS CLÉS

L’hépatite B est une infection du foie par le virus de l’hépatite B (VHB). Ses conséquences peuvent être parfois graves. L’être humain est le seul porteur du virus . Le vaccin diminue ce portage.

> LES SIGNES

En général, il n’y en a pas ou ils sont très discrets. Lorsqu’il y a des signes, ils apparaissent entre 6 semaines à 6 mois après avoir contracté le virus. Il peut s’agir de :

  • Manifestations digestives (vomissements, nausées, diarrhées, des maux de ventre du côté droit, sous les côtes) ;
  • Syndrome pseudo-grippal (fatigue, frissons, fièvre, douleurs diffuses) ;
  • Ictère : la peau et les conjonctives peuvent se colorer en jaune (“jaunisse”).

> LA CONTAGIOSITÉ

La contagiosité dure tant que persiste le virus dans le sang. La transmission se fait :

  • De personne à personne : lors de rapports sexuels, lors de la grossesse (de la mère à l’enfant au cours de la vie intra utérine), par contact entre une plaie de la peau et du sang infecté, par la salive contaminée par le sang ;
  • A partir de l’environnement: par introduction par la peau d’un objet contaminé (seringue, rasoir, matériel de tatouage…).

> RISQUES LIÉS À L’INFECTION

  • Les personnes infectées peuvent rester contagieuses toute leur vie : c’est le cas pour 90% des nourrissons et pour moins de 5% des adultes ;
  • L’hépatite peut parfois être fulminante (dans environ 1 % des cas ) et entraîner le décès ;
  • L’hépatite peut se transformer en cirrhose puis en cancer du foie chez les personnes infectées chroniquement ;
  • Lorsqu’une mère est porteuse du virus, le risque de transmission au fœtus est grand.

> RISQUES ET AVANTAGES DE LA VACCINATION

Selon des données disponibles actuellement, le vaccin est considéré comme sûr. Notamment, aucune étude n’a montré de relation causale entre la vaccination contre l’hépatite B et la survenue de sclérose en plaques (SEP), maladie fréquente.

 

QUI VACCINER?

> LA VACCINATION UNIVERSELLE

Elle est préconisée par les autorités sanitaires belges. Elle est systématique pour tous les nourrissons. Un rattrapage est préconisé à l’âge de 10 à 13 ans pour les enfants et les jeunes adolescents non vaccinés.

> LE SCHÉMA VACCINAL

La vaccination du nourrisson s’effectue en combinaison avec les vaccinations de base de l’enfant. Lorsqu’il s’agit d’un rattrapage, il peut être fait en 3 injections (0, 1 et 6 mois) ou éventuellement en 2 injections séparées de 6 mois, selon le type de vaccin ou l’âge.

> QUI DOIT ÊTRE VACCINÉ ?

– Tous les nourrissons.
– Les enfants de mère infectée non vaccinés au préalable.
– Les nouveau-nés de mère infectée dès la naissance.
– Les professionnels de la santé.
– Les voyageurs et résidents en zone d’endémie.
– Les toxicomanes IV.
– Les sujets exposés sur le plan familial (un membre de la famille est porteur).
– Les sujets exposés en collectivité (crèches, institutions…).
– En cas de sexualité à risque (partenaires sexuels multiples).
– Les patients insuffisants rénaux ou dialysés.
– Les patients immunodéprimés.
– Les patients chez qui une infection sexuellement transmissible a été diagnostiquée.
– Les hémophiles, les porteurs de thalassémie majeure, les candidats à des transfusions massives, à une transplantation d’organe ou à une greffe de moelle osseuse.
– Les insuffisants hépatiques ou les personnes présentant un diabète.

 

Rédaction : Dr MSustersic, juin 2010. Mise à jour, adaptation : Comité de lecture de la SSMG, Dr MSustersic, déc 2016. Relecture : Pr JP Stahl. Sources : Calendrier vaccinal officiel (CSS, mai 2009). Cochrane Systematic Reviews issue 3 : 2008. www.ebmpraticenet.be consulté en déc 2016 ; Conseil supérieur de la santé, déc 2016. Contact : melaniesustersic@yahoo.fr. Illustration : ORoux.  Mélès© Tous droits réservés.